Gender differences in sexually active life expectancy in France
Article publié dans un numéro thématique de la revue scientifique Perspectives on Sexual and Reproductive Health.
ABSTRACT
Introduction
A life course perspective on sexual activity is gaining attention due to increased longevity and the relationship between health and sexual behavior. Building on Lindau’s and Gavrilova’s concept of sexually active life expectancy, we examine how including non-partnered sexual behaviors and satisfaction influences sexual life expectancy by gender in France.
Methods
We estimate sexually active life expectancy using Sullivan’s method, which integrates life table data from the 2023 vital registration with sexual activity prevalence from the CSF-2023 French national survey. We also calculate a quality-adjusted sexually active life expectancy that accounts for sexual satisfaction. Finally, we identify sociodemographic and health factors related to having a satisfying sexual activite life among individuals aged 50–89.
Results
A 20–24-year-old man has a sexually active life expectancy of 47.1 years, compared to 44.5 years for a woman. This figure expands to 52.9 years for men and 48.9 years for women when including masturbation. The gender gap narrows when considering sexual satisfaction, with men losing 11 years and women 8 years of sexual life expectancy due to poor sexual satisfaction. Among individuals aged 50–89, the gender gap in being sexually active and satisfied narrows from OR = 0.64 [0.57–0.72] after adjusting for age to OR = 0.76 [0.67–0.87] after further adjustments for partnership status, health, and sociodemographics.
Conclusion
This study enhances population-level indicators of sexual health by broadening the understanding of sexuality beyond partnered behaviors. It reveals significant gender differences in sexual experiences throughout the life course, which lessen when considering sexual quality.
RESUME
Introduction
Une perspective de parcours de vie sur l’activité sexuelle suscite un intérêt croissant en raison de l’allongement de la durée de vie et de la relation entre santé et comportements sexuels. En nous appuyant sur le concept d’espérance de vie sexuellement active de Lindau et Gravilova, nous explorons comment la prise en compte de la masturbation et l’expérience subjective, telles que la satisfaction sexuelle, influencent les projections d’activité sexuelle au cours de la vie selon le genre.
Méthodes
Nous estimons l’espérance de vie sexuellement active en France en utilisant la méthode de Sullivan, qui combine les tables de mortalité de l’INSEE (2023) avec la prévalence de l’activité sexuelle par âge provenant de l’enquête nationale CSF-2023. Nous calculons également une espérance de vie sexuellement active ajustée sur la satisfaction sexuelle. Par ailleurs, nous analysons les facteurs sociodémographiques et de santé liés à l’activité sexuelle jugée satisfaisante chez les individus âgés de 50 à 89 ans, en stratifiant les résultats par sexe.
Résultats
Un homme âgé de 20 à 24 ans a une espérance de vie sexuellement active de 47.1 ans, contre 44.5 ans pour une femme du même âge. Ce chiffre passe à 52.9 ans pour les hommes et 48.9 ans pour les femmes si l’on inclut la masturbation. L’écart entre les sexes se réduit lorsqu’on considère la satisfaction sexuelle, les hommes perdant en moyenne 11 ans d’espérance de vie sexuelle, contre 8 ans pour les femmes. L’analyse de régression pour les individus de 50 à 89 ans montre un écart entre les sexes qui diminue dans l’activité sexuelle jugée satisfaisante passant d’un OR = 0.64 [0.57–0.72] après ajustement pour l’âge à OR = 0.76 [0.67–0,87] après ajustements supplémentaires pour le statut de partenariat, la santé et les caractéristiques sociodémographiques.
Conclusion
Cette étude enrichit les indicateurs de santé sexuelle à l’échelle de la population en élargissant la compréhension de la sexualité au-delà des comportements impliquant des partenaires et met en lumière des différences significatives entre les sexes tout au long de la vie.