Santé sexuelle

Une prévention limitée lors de nouvelles relations sexuelles

En 2023, 49,4 % des femmes et 52,6 % des hommes utilisent un préservatif lors de leur premier rapport sexuel avec un·e partenaire rencontré·e dans les derniers 12 mois

En 2023, 49,4 % des femmes et 52,6 % des hommes indiquent utiliser un préservatif au premier rapport avec un·e partenaire rencontré dans les 12 derniers mois. L’utilisation décline au-delà de 60 ans, ou seuls 25,0 % des hommes rapportent l’utilisation de préservatif avec un nouveau partenaire et 0 % de femmes (mais seules 19 ont un nouveau partenaire parmi les 69-89 ans).

Une couverture vaccinale insuffisante

En 2023, 63,5 % des femmes et 52,9 % des hommes de 15-29 ans sont vaccinés contre l’hépatite B, tandis que 50,6 % des femmes et 20,2 % des hommes du même âge sont vaccinés contre les papillomavirus

En 2023, la couverture vaccinale envers les infections sexuellement transmissibles reste insuffisante, bien qu’elle progresse significativement chez les jeunes générations. Les hommes sont particulièrement moins vaccinés et moins bien informés de leur statut vaccinal que les femmes. La couverture vaccinale contre l’hépatite B atteint 63,5 % pour les femmes de 15-29 ans contre 52,9 % des hommes du même âge, sans compter les personnes ne connaissant pas leur statut vaccinal qui ont pu avoir été vaccinées. La couverture vaccinale chute de manière significative à partir de 50 ans, où moins de la moitié de la population est vaccinée contre l’hépatite B.

Concernant les papillomavirus, la couverture progresse également chez les jeunes, atteignant 61,3 % chez les jeunes femmes de 15-19 ans et 32,9 % des jeunes hommes du même âge. Toutefois, 16,8 % des jeunes hommes ne connaissent pas leur statut vaccinal et ont pu avoir été vaccinés.

Ces estimations sont en deçà des objectifs de la stratégie française de lutte contre le cancer lié au papillomavirus 2021-2030 qui préconise une couverture vaccinale contre le HPV de 80 %. La couverture en France reste également en deçà du niveau atteint dans nombre des pays européens, en dépit de progrès récents, appelant à poursuivre les campagnes nationales d’information et la vaccination en milieu scolaire, qui s’avère la stratégie la plus efficace pour atteindre les adolescent·es.

Prévalence des IST en population générale

En 2023, la prévalence de l’infection à Chlamydia est de 2,2 % chez les femmes de 18 à 29 ans et 1,9 % chez les hommes du même âge

En 2023, la prévalence des infections à Chlamydia Trachomatis est de 0,93 % chez les femmes ayant déjà eu un rapport sexuel et de 0,58 % chez les hommes. Ces prévalences sont comparables aux estimations de 2006 pour les femmes, mais en légère diminution (non significative) pour les hommes (0,9 % versus 1,6 % chez les 18-44 ans pour qui les données sont comparables). Au regard de la politique de dépistage systématique proposée aux moins de 26 ans, on note une prévalence faible chez les plus jeunes 18-25 ans (1,5 % pour les femmes et 1,6 %), tandis que la prévalence augmente substantiellement dans la tranche d’âge de 26-29 ans qui échappe au dépistage (7,9 % pour les femmes et 4,4 % pour les hommes). Par ailleurs, les personnes ayant plus d’un·e partenaire dans les 12 derniers mois ont un risque plus élevé que celles ne déclarant qu’un·e seul·e partenaire (1,5 % pour les femmes et 2,9 % pour les hommes de 18-59 ans).

Une seule infection à Neisseria Gonorrhea a été détectée tandis que la prévalence des infections à Mycoplasma Genitalium a été estimée à 3,1 % et 1,3 % respectivement chez les femmes et les hommes de 18-59 ans, soit des prévalences comparables à celles observées dans d’autres pays européens.

Ces résultats permettent pour la première fois de disposer de données de prévalence des infections à Mycoplasma Genitalium en France. Dans un contexte actuel d’augmentation des infections à Chlamydia Trachomatis et à Neisseria Gonorrhea au niveau européen et en France, ils tendent à montrer que ces augmentations ne concernent que des populations très exposées et non l’ensemble de la population.

Dysfonctions sexuelles

En construction

Légère augmentation de la satisfaction sexuelle

En 2023, 45,3 % des femmes et 39,0 % des hommes se déclarent très satisfait·es de leur vie sexuelle actuelle

La proportion des personnes se déclarant très satisfaites de leur vie sexuelle actuelle est restée relativement stable au fil du temps. Pour les femmes, la proportion s’établit à 47,0 % en 1992, 43,6 % en 2006 et 45,3 % en 2023. La satisfaction sexuelle des hommes a elle diminué, passant de 45,0 % en 1992 à 35,1 % en 2006, pour remonter à 39,0 % en 2023. La satisfaction sexuelle est plus élevée aujourd’hui, à tous les âges, qu’elle ne l’était en 2006 pour les deux sexes sauf entre 30 et 39 ans pour les femmes et après 60 ans pour les hommes.